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Communiqués

 

 

Ci-dessous quelques exemples de communiqués de l'ARB, car ils sont introuvables sur le net. Ils sont extraits de divers journaux ou de mensuels. 

Si vous avez des anciens communiqués de l'ARB, ce serait sympa de me les faire parvenir. 


L'ARB (Armée Révolutionnaire Bretonne) revendique les actions de Carhaix (05.11.99), Saint Herblain (26.11.99), Rennes (29.11.99) et Callac (10.12.99). 

Nous tenons, par ces actions, à dénoncer le racket de l'Etat français en Bretagne. Nos impôts doivent servir prioritairement les intérêts du Peuple breton. 

Nous voulons lutter contre la politique de paupérisation menée par l'Etat et les multinationales et nous dénonçons la collaboration entre l'ANPE et les entreprises intérimaires. 

En ce qui concerne Callac, nous dénonçons le comportement de l'Etat français qui, après avoir poussé nos agriculteurs vers une politique agricole productiviste, veut leur faire payer les dégâts. C'est à l'Etat, responsable de la situation d'assumer les conséquences. 

Bevet Breizh dieub ha sokialour.

janvier 2000


Attentat de Belfort

L'Armée révolutionnaire bretonne revendique l'action contre la mairie de Belfort, mairie dont le ministre de l'Intérieur est toujours premier adjoint. Un ministre de l'Intérieur véritable caricature du jacobinisme et défenseur du centralisme à la française.

Plus que jamais la lutte est justifiée aujourd'hui en Bretagne. Notre pays est frappé de front par la crise et les restructurations économiques. Des pans entiers de l'économie bretonne sont en train de disparaître sans que nous puissions intervenir véritablement faute d'un réel pouvoir politique breton. Les conséquences pour notre peuple sont dramatiques. Le chômage et l'exil viennent frapper des familles entières. Dans le même temps, l'Etat central continue de concentrer les richesses autour de Paris et dans l'est de la France au mépris de la Bretagne et d'autres «pays» de l'Hexagone. Derrière un discours Républicain très en vogue ces derniers temps, c'est en fait le discours jacobin qui chaque jour est répété comme pour bien faire comprendre aux Bretons que le pouvoir central doit rester à Paris, que le temps de la décentralisation est bien terminé. 

Face à cette situation intolérable et au mépris affiché par les tenants du pouvoir, le peuple breton doit se donner les moyens de placer la lutte pour l'indépendance sur les terrains qu'il entend. 

Ce mépris du pouvoir central se traduit bien entendu par la situation économique vécue quotidiennement par notre peuple. Il se traduit aussi dans le domaine culturel. Le rapport Carcassonne en est l'illustration parfaite. Le regard des jacobins sur notre langue relève toujours de la même volonté d'étouffer toute expression linguistique autre que le français. Notre langue nationale est en danger de mort et ce ne sont pas quelques déclarations d'intention qui inverseront la tendance. Là comme ailleurs il nous faudra prendre des mesures radicales. Seule l'indépendance peut nous donner les moyens de cette politique linguistique. 

Ce mépris du pouvoir central se traduit aussi par le sort fait à la Loire Atlantique. Depuis le décret de Pétain, la Loire-Atlantique pourtant bretonne n'appartient pas à la Bretagne administrative alors que la Région, le Département et la population se sont proclamés favorables au rattachement à plusieurs reprises. 

L'ARB invite ses militants et sympathisants et l'ensemble du peuple breton à amplifier la lutte sous ses différents aspects. L'ARB invite la jeunesse notamment à exprimer son désir de liberté et d'indépendance. Car seule l'indépendance pourra redonner à notre peuple la maîtrise de son destin. 

Ar c'huzul meur

Novembre 1998


Déclaration de l'Armée Révolutionnaire Bretonne

Suite à certains faits récents qui visent à semer la confusion, l'Armée Révolutionnaire Bretonne est amenée à préciser sa position.

L'ARB se définit comme une permanence de la revendication bretonne et est engagée dans un processus de résistance active aux tentatives d'assimilation du peuple Breton par l'état Français. Celle-ci se traduit par des actions plus ou moins spectaculaires contrôlées visant des biens et des équipements, menées sur les différents terrains de lutte en relation avec la libération nationale et sociale du peuple Breton. Même si l'ARB se réserve le droit de répondre aux armes par les armes, il ne s'agit pas d'une lutte armée, et si tel devait être le cas à l'avenir, seule l'ARB en prendrait sa décision en ce qui la concerne et en assumerait la responsabilité comme elle assume aujourd'hui les actions menées sous son égide.

Deux attentats comme celui qui a volontairement mis en danger la vie d'employés de la mairie de Surzur ne sont pas le fait de notre organisation, et nous n'avons pas à les assumer tout comme les auteurs de cet attentat n'ont pas à revendiquer des actions qui ont été menées par l’ARB.

Nous affirmons donc que le mystérieux "Askell groc'hen" (Chauve-souris en français et batman en anglais!) de la mystérieuse ABL, qu'il soit un provocateur de la police, un groupe incontrôlé ou un individu énervé, ne peut éventuellement revendiquer uniquement que la tentative d'assassinat sur la personne du maire de Surzur. Le fait qu’il revendique également les trois actions de l'ARB contre des compagnies des eaux relève de la tentative d'amalgame. Nous ne saurons tolérer ce genre de procédé, d'où qu'il vienne.

Par ailleurs, afin de lever toute ambiguïté sur les responsabilités des uns et des autres, bien qu'elles aient déjà été revendiquées par écrit auprès de Radio France Bretagne ouest mais non diffusées par celle-ci (pour quelles raisons ?), l'Armée Révolutionnaire Bretonne revendique à nouveau les actions de résistance menées au cours de l'année écoulée contre :

-les locaux de la société française immobilière SUMMER, à Guidel, le 10.04.95.

Malgré quelques maigres succès qui pourraient faire illusion et devant l'échec global patent des luttes légalistes menées par les associations de sauvegarde de l'environnement et autres partis ou mouvements écologistes, collaborateurs du système libéral pour certains d'entre eux alors que l'écologie ne peut qu'être révolutionnaire dans le cadre économique actuel, nous nous voyons contraints d'intervenir encore sur ce terrain.

Nous dénonçons ainsi le bétonnage français de nos sites (150 logements en prévision en bordure de mer dans le cas présent) et la dégradation progressive et continue de notre environnement.

Nous continuerons à lutter de façon spectaculaire contre la spéculation immobilière sur le littoral. C'est pour nous la seule manière envisageable sur le terrain de faire réfléchir et fléchir les affairistes et leurs politiciens attitrés rémunérés en sous-main. L'ARB a déjà fait reculer M. Merlin, bétonneur de renom sur toutes les côtes françaises; elle en fera reculer d'autres.

Toutes ces opérations politico-immobilières se font aux frais des contribuables locaux. Les promesses de rentabilité économique ne sont jamais réalisées (les habitants de Erdeven autre site visé par l' ARB il y a peu de temps, en savent quelque chose, ceux de Trébeurden également) et il reste aux communes à gérer des villes ou des ports de plaisance fantômes dix mois sur douze de l'année.

Nous n'avons pas la prétention de régler seuls ces problèmes qui se posent tout le long du littoral breton, nous appelions donc les riverains et toutes les personnes conscientes de la nécessité qu'il y a à préserver un cadre de vie décent, là où c'est encore possible, à être vigilants et à réagir énergiquement avant que de se faire plumer.

-les locaux d'EDF à Auray le 08.06.95.

Puisque le ministère de la culture refuse d'assumer ses responsabilités, EDF serait mieux inspirée d'utiliser l'argent des consommateurs bretons afin d'aider la culture et la langue bretonne qui en ont bien besoin en sponsorisant les associations de bénévoles qui s'y investissent, plutôt que de reverser de l'argent à cet organisme de l'état français (encore le ministère de la culture) qui en dispose suffisamment pour subventionner grassement les festivals franco-français-franchouillard, et qui n'a pour but à Carnac, que de rentabiliser les menhirs... Au profit de quels intérêts particuliers ? Si l'ensemble reste flou, quelques noms commencent à apparaître. Nous ne pouvons que leur conseiller de disparajtre au plus vite. La Bretagne est à vivre, pas à vendre !

Cette dernière action a été revendiquée par écrit lé jour même auprès de la rédaction locale de Ouest-France, nous sommes donc perplexes quand nous lisons aujourd'hui dans les colonnes de ce même journal que l'action n'a toujours pas été revendiquée un an après. Shuntage délibérée de l’information ? La réponse ne nous appartient pas et nous l'attendons avec impatience avant de tirer des conclusions définitives.

-L'Archéoscope de Carnac le 08.11.95. Au-delà des profits personnels réalisés, cette structure n'est qu'un leurre culturel pour les touristes et n'apporte rien aux Bretons. Cette construction constitue une étape dans le processus insidieux actuellement en cours, d'accaparement et de main mise sur notre patrimoine culturel et historique à des fins personnelles. Une verrue de plus qui devrai disparaître du paysage !

-La gendarmerie de Louvigné-du-Désert le 10.02.96

Cette police militaire digne d'un état dictatorial et disposant de pouvoirs exorbitants (dont le droit de tuer sans motif légitime alors que les juges eux-mêmes ne peuvent plus prononcer la peine de mort depuis longtemps) s'emploie à contrôler, ficher, culpabiliser et terroriser la population, en priorité tous ceux qui revendiquent l'existence de la nation bretonne. Nous n'avons pas l'intention de la laisser faire impunément et nous demandons son départ de Bretagne au même titre que le reste de l'armée d'occupation française. Une sécurité routière assurée par une police civile sous contrôle civil et travaillant dans le stricte cadre de la loi générale, ce n'est pas une utopie mais une nécessité démocratique. Les bavures légales, autorisées et systématisées, il yen a plus qu'assez !

-Le Trésor Public à Rennes, le 16.04.96.

L'argent est soutiré aux Bretons au profit de l'état français pour entretenir sa mégalomanie, par le biais d'impôts de plus en plus difficiles à supporter par les petits revenus, surtout en ce qui concerne les impôts indirects qui taxent uniformément le salarié et le Rmiste comme le nanti; ce type d'impôt ne devrait s'appliquer qu'aux produits de luxe.

L'ensemble de l'argent collecté en Bretagne devrait faire l'objet d'un contrôle démocratique et servir en priorité en Bretagne pour la relance de l'emploi ainsi que pour la défense de la culture bretonne. Ca n'a jamais été le cas au cours de la période d'histoire commune à la France et à la Bretagne (les Bretons se souviennent de la façon dont la révolte contre le papier timbré a été matée par les sabres et les goupillons français) et ce n'est pas plus le cas aujourd'hui.

Plusieurs perceptions ont été la cible de l'ARB ces trois dernières années. Il yen aura d'autres et nous demandons instamment aux fonctionnaires du trésor public de cesser d'utiliser leurs familles comme boucliers humains en acceptant de les loger dans les trésoreries. Celle façon qu'a l'état français de s'abriter derrière des enfants pour protéger ses bâtiments administratifs n'est pas digne d'hommes, même s'ils sont au service de cet état.

Bevet Breizh dieub ha sokialour.

juillet 1999

 

Askell Groc'hen : si vous avez des infos sur cette organisation merci de m'écrire, tous les emails resteront confidentiels

brezel@kukamail.com